Géopolitique 2005
Archive 2004Géopolitique septembre 728
La mort du prophète a causé un grand étonnement, autant pour ceux qui voyaient en lui l'espoir d'Illimune que pour les autres qui doutaient de sa bonne foi.
Un premier messager arrive et raconte la démonstration des pouvoirs du prophète. Tous sont impressionnés et s'accordent pour dire qu'il faut être terriblement puissant pour couper le lien unissant les prêtres et leur dieu. La plupart des gens sont convaincus qu'il est véritablement l'élu, même s'il reste encore des sceptiques qui croient qu'il n'est qu'un imposteur.
Quelques heures plus tard, un autre messager débarque en catastrophe pour annoncer la mort du prophète. Partout, la nouvelle fait place à un silence perplexe qui en dit long sur l'incompréhension engendrée par ces nouveaux développements...
Dans la Confédération Urdienne, l'espoir créé par la première annonce a fait place à un abattement lorsqu'on a appris la mort du prophète. Les festivités ont cessé sur le champ, la plupart des gens rentrant chez eux. Seuls quelques petits groupes sont restés dans les endroits publics désertés pour discuter à voix basse des troubles qui agitent le monde.
En Khalonnie, comme aux Terres des Brumes, la réaction a été plus froide. Les messagers ayant porté les deux nouvelles en ces endroits ont été étonnés de voir que les actes ou la mort du prophète ne suscitaient pas vraiment de réactions. Les Hommes du nord en firent des plaisanteries grasses et douteuses, alors que les Khalonniens continuèrent à vaquer à leurs occupations comme si de rien n'était, se préparant bien plus à l'arrivée de l'hiver qu'à organiser une croisade pour un nébuleux problème de magie, un truc abstrait qui ne tond ni ne nourrit les moutons...
La cour elfique écouta avec calme les nouvelles successives concernant le prophète. Aucune réaction officielle, seulement un grand recueillement et de nombreux hommages à Sylva, pendant lesquels on dit qu'elle serait apparue, parfois dans le feuillage, dans une chute ou encore dans un bassin paisible. Apaisante, elle aurait encouragé son peuple à s'unir aux humains pour arrêter la menace au sud. Personne ne sait ce que la nation elfique pense des derniers événements, la seule chose qui semble claire est que les elfes ne sont pas déstabilisés pas la mort du prophète.
À Argyle, le peuple avait été convaincu par la démonstration du prophète, portant même les messagers en triomphe comme s'ils étaient eux-mêmes les sauveurs du monde. La tension des derniers temps fut transformée en euphorie collective jusqu'à l'arrivée de la troupe portant la nouvelle de la mort de ce mystérieux personnage... Aussitôt, le Prince réunit ses voïvodes pour que chacun d'eux fouettent le moral de leurs troupes et que la nation ne sombre pas dans le désespoir. Vaul lui-même est apparu à ses grands prêtres pendant leur sommeil. En armure et l'épée à la main, il leur a dit de rester forts et braves malgré les temps difficiles à venir. Il les a aussi encouragé à suivre les directives de Sainte-Valérie et d'être un exemple de courage au milieu des braves qui s'uniront pour la croisade. À leur réveil, encore éblouis par la vision de Vaul, ces grands croyants réunirent les prêtres et le peuple pour leur partager le message du dieu. Dans chaque voïvodat, les préparatifs de la croisade à venir ont donc été accélérés, ne laissant aucune place à un apitoiement inutile.
Même si l'Empire n'était pas entièrement convaincue de la franchise du prophète, l'étendue de ses pouvoirs avait fait une forte impression, tant sur le peuple que sur les cardinaux et le pape. Déjà un émissaire avait été envoyé pour demander au prophète de se rendre à Altembourg afin d'y rencontrer les plus hautes autorités religieuses. L'annonce de sa mort a créé un bref remous, vite calmé par les cardinaux qui ont réuni les fidèles en grandes messes pour renforcer leur foi en Sainte-Valérie et en Usire. Les directives de la Sainte sont claires : l'expédition doit avoir lieu, même à 10 000 combattants, et elle devra partir en novembre rejoindre les croisés d'Argyle. Il lui faudra ensuite traverser les Montagnes noires, coûte que coûte.
Le paladin Andreï s'est d'ailleurs déjà mis en route vers Altembourg pour tenter de s'entretenir avec la Sainte et appuyer la croisade, malgré la mort du prophète.
Dans tout Illimune, d'innombrables rumeurs courent concernant les dieux : il semble qu'ils aient tous décidé de se manifester depuis la mort du prophète. Lors d'une grande rencontre de joueurs qui avait lieu à Cennor, à un certain moment, tous les dés - et il y en avait vraiment beaucoup! - seraient tombés sur le "six" alors qu'une voix puissante, celle de Tharos, émanait d'un croupier momentanément devenu un avatar. Il leur aurait dit de risquer le tout pour le tout en suivant la voie montrée par Sainte-Valérie, car ne rien risquer engendrerait la fin de tout. Sortis des bois, des kamis se sont joints à l'armée en formation, affirmant agir sur les ordres directs de Gaea. Même des Hommes du nord commencent à arriver massivement, alors que personne ne croyait que ces guerriers seraient prêts à aller si loin au sud. On dit que Thor aurait parlé à son peuple, car il y a eu récemment un orage d'une violence inégalée sur l'ensemble des Terres des Brumes. Aucun nordique n'a expliqué sa présence et ceux qui se sont risqués à poser la question ont eu droit à un regard mauvais qui leur a fait garder leurs interrogations pour eux-mêmes.
Outre la mort du prophète, les têtes roulent à Bélénos : Redghast, le chef de la guilde du Kraken, a été assassiné et nul ne sait qui l'a tué. En général, lorsqu'un chef du Kraken est assassiné, la région où cela s'est produit est frappé d'un embargo commercial. La guilde laisse cependant une chance à Bélénos de prouver sa bonne foi : si l'auteur du crime est attrapé et puni, il n'y aura pas d'embargo. Une récompense de dix couronnes est donc offerte à quiconque transmettra à la milice des renseignements menant à la capture de l'assassin ou leur en rapportera la tête. La milice devra envoyer les preuves et l'accusé à Héodim, qui paiera la prime si l'accusé est reconnu coupable. Si cela n'est pas fait d'ici le 15 septembre, le commerce avec Bélénos sera interrompu, ce qui pourrait avoir de graves conséquences...
Toujours à Bélénos, la milice connaît des débuts difficiles. Son chef, le général Mikhy Kirov (neveu du général Andropov Kirov), a été assassiné. Argyle est en furie et demande que les coupables soient châtiés sur le champ et que les moyens soient pris pour que rien de tel ne se reproduise. Andropov Kirov a lui-même offert une prime de 15 couronnes à celui qui permettra d'attraper les assassins, somme qui sera versée lorsque la preuve aura été faite sur les accusés du meurtre de celui qui fut brièvement le chef de la milice bélénoise.
Malgré cet incident grave, la milice est bel et bien formée, l'avenir dira si elle est en mesure de rétablir l'ordre en Bélénos... Sa première mission consistera à retrouver deux assassins : celui de Mikhy Kirov ainsi que celui de Redghast, le chef du Kraken en Bélénos. Avec les primes offertes pour la capture des meurtriers, les chances de succès semblent assez bonnes.
En Khalonnie, la querelle opposant les familles Malgners et Balmers est maintenant terminée. Malheureusement, on sait encore peu de choses sur ce qui s'est passé, tant les porteurs de la bonne nouvelle étaient saouls à leur arrivée, malgré leur long voyage... Il semble que le conseil des sages ait organisé une rencontre avec les deux clans derrière des portes closes. À leur sortie, des heures plus tard, ils se tenaient par les épaules tant ils étaient ivres. Pour célébrer cette réconciliation, de la bière a été distribuée à volonté et il faudra attendre encore un peu avant de connaître les détails, le temps que les messagers se réveillent et qu'ils se remettent de leur cuite...
Les choses ne vont pas aussi bien dans la Confédération Urdienne. L'embargo imposé à Dorgon a pris fin de façon soudaine et inattendue. On raconte qu'une réunion secrète de marchands avait mené à l'embauche d'assassins talentueux pour faire cesser les pratiques commerciales déloyales de Dorgon. Après quelques jours, ils seraient revenus, ayant complètement perdu la raison. Personne ne sait ce qui leur est arrivé ni ce qui a causé un tel revirement de situation. Quoiqu'il en soit, à l'assemblée des marchands de la Confédération qui a eu lieu à huis clos une semaine plus tard, l'embargo contre Dorgon a été levé. Les échanges ont recommencé comme si de rien n'était, mais il reste un malaise qui plane...
Au Bastion, les inspecteurs envoyés par Argyle ont finalement mis la main sur le saboteur qui minait l'avancée des travaux. Après avoir suspecté les architectes, ils en sont venus à la conclusion que c'était l'approvisionnement qui posait problème. Ils ont donc surveillé discrètement l'acheminent des commandes et ont constaté que certaines demandes de matériaux changeaient après être passées entre les mains d'un certain Guillaume de Fragellan, un scribe chargé de transcrire les messages à expédier. Par exemple, une commande pour 300 poutres de 15 pieds est devenue une commande de 700 poutres de 13 pieds lorsqu'elle a été transcrite par le scribe Fragellan. La nouvelle commande coûte une fortune et les poutres seront trop courtes, donc il faudra en attendre qui soient de la bonne longueur... Bref, plus coûteux et trop long, à l'image de toute de la construction de la forteresse. Ils n'ont rien appris en interrogeant le scribe, alors ils l'ont enchaîné et sont en route pour le mener devant le prince.
Dans les Monts-Remparts, les nains, aidés d'Argyle, poursuivent leur avancée pour reconquérir leurs forteresses tombées entre les mains des orcs et des gobelins. Après une gigantesque bataille qui a fait rage jour et nuit pendant plus d'une semaine, ils viennent de réussir à reprendre la forteresse de Alkazan-Tor-Timbör (« Celle qui brûle »), une forge réputée, la plus grande du monde. La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre en Illimune : enfin une bonne nouvelle! Le moral des troupes est à son meilleur, ce qui augure bien pour la suite de l'avancée. Moradin lui-même se serait manifesté au coeur de la forge légendaire, son visage s'esquissant dans la lave et sa voix grave faisant vibrer le sol. Son message fut bref et direct :
Valeureux nains qui venez de remporter une autre grande bataille, aidez les peuples d'Illimune dans leur croisade au sud. Forgez vite! Forgez bien! Martelez le fer pour qu'ils aient des armes dignes de votre savoir ! En ce lieu où j'ai forgé moi-même, forgez!, forgez!, forgez!, forgez!, forgez!, forgez...
Depuis cet instant, la forge tourne sans arrêt et elle augmente sans cesse sa production, à mesure que progresse le déblayage de la cité saccagée. Les premiers envois d'armes sont déjà en route, et ils seront bientôt suivis de nombreux autres...
À Argyle et à l'Empire, la formation de l'armée va bon train et on croit bien qu'elle pourra se mettre en branle en novembre, comme a dit de le faire Sainte-Valérie. Mais il manque encore l'élément principal de cette expédition, l'artéfact décrit par Sainte-Valérie, qui n'a pas encore été fabriqué...
Géopolitique août 728
Bien que retiré dans le fond du marais, le Prophète est encore celui qui fait jaser le plus la population d'Illimune. Grâce à un maigrichon mais déterminé scribe venu de l'empire pour voir de ses yeux le fameux prophète, la parole de l'ermite s'est rendue jusqu'à nous.
Voici le message du prophète, comme nous l'a rapportée fidèlement l'érudit à l'allure de fillette (qui est étonnamment sorti indemne de ce long voyage) :
Habitants de ces contrées, tendez l'oreille à la voix du Prophète.
En ces temps de crainte et de tumulte, l'espoir brille encore, malgré la menace terrible suspendue au-dessus de nos têtes.
Mais pour faire face aux heures sombres à venir il faudra unir vos volontés, d'un bout à l'autre d'Illimune, quelques soient vos dieux, races ou intérêts égoïstes.
En ces terres se trouvent plusieurs guerriers de valeur, qui, s'ils s'unissaient en une immense armée, pourraient peut-être venir à bout du fléau qui se rapproche sournoisement de vos familles. Mais il est certain que des dizaines de millier n'en reviendraient jamais tant la puissance à combattre est grande.
Ce carnage peut être évité, si vous me remettez vos destinés et que vous m'accordez une confiance absolue.
Je sais que plusieurs d'entre vous se préparent au combat, affûtant leurs lames et rassemblant les pouvoirs de leurs dieux.
Je vous le dis : avec cent fois moins d'hommes que vous et vos objets magiques les plus puissants, moi, le Prophète, je peux venir à bout des dangers qui vous guettent.
Votre crainte est grande et vous ne voulez pas risquer l'échec, je le comprends et c'est d'une grande sagesse.
Pour vous rassurer sur ma capacité à m'acquitter de la lourde tâche que je vais accomplir, je vous démontrerai sous peu l'étendue de ma puissance. Vous saurez alors que ce ne sont pas des mots vains qui sortent de ma bouche, et j'en appelle à votre intelligence pour que votre confiance en moi sois totale et que vous me remettiez sans perdre de temps ce dont j'aurai besoin pour vaincre le mal qui vous menace.
Le doute n'aura bientôt plus sa place, soyez attentifs aux signes de ma puissance et ne perdez plus de temps en question car très bientôt il sera temps d'agir. »
Suite à ces paroles fracassantes, les réactions sont variées.
Se bornant au silence, la cour elfique refuse toujours d'écouter les belles promesses du prophète, ne semblant pas prête à remettre entre d'autres mains le sort de sa nation.
L'empire, pour sa part, demeure sceptique. Avant d'envisager remettre tout le pouvoir entre les mains de ce Prophète, il faudra non seulement des preuves de ses capacités, mais aussi la certitude que ses intentions sont pures et qu'il servira loyalement la cause d'Illimune. Ste-Valérie à annoncé la venue d'un élu, mais il faut faire un choix éclairé... C'est la position officielle du pape, qui a chargé les cardinaux d'en informer les fidèles lors de la messe.
À Argyle, le Prince à réuni ses Voïvodes pour leur dire d'attendre la démonstration des pouvoirs du prophète avant de juger de sa valeur et d'encourager le peuple à faire de même... Si ses pouvoirs sont à la hauteur de ce qu'il en dit, une rencontre aurait lieu avec lui pour juger de ses intentions. Jusqu'à ce que le prophète soit jugé l'homme de la situation, chaque Voïvodat à reçu l'ordre de continuer de préparer l'armée pour la croisade du sud.
De son côté, la confédération Urdienne semble unanime pour supporter le prophète. Dans toutes les villes, on en discute avec ferveur. S'il est celui qui peut freiner la menace qui plane sur Illimune, quel soulagement ce serait !... Surtout s'il peut y parvenir avec aussi peu d'hommes ! On attend donc avec impatience de voir ces fameux pouvoirs, toutes les villes ayant envoyé des émissaires en Bélénos pour constater de leurs yeux la puissance de ce fameux prophète.
Quant à la Khalonnie, elle se range derrière l'empire, ne se prononçant pas encore mais attendant plutôt de voir l'étendue des pouvoirs de ce Prophète et les résultats des discussions qui auront lieu s'il est jugé suffisamment puissant pour être à la hauteur de ses affirmations.
Dans les terres des Brumes, aucune réaction... des messagers s'y sont rendus porter la nouvelle, mais ils ont été reçus avec indifférence, comme s'il n'y avait pas de menace sérieuse planant sur leur tête et que le prophète ne serait qu'un fêlé de plus cherchant son heure de gloire...
Fidèle à son habitude, Naithan ne s'est pas manifesté pour donner son avis pour ou contre le Prophète. On présume, sans en être certain, qu'il est toujours dans le sud de la forêt noire. Il ne semble pas se soucier le moins du monde de ce qui arrive dans le reste d'Illimune, et personne n'a encore été en mesure de revenir de sa forêt en ayant conservé sa mémoire intacte. D'ailleurs, le messager envoyé à tout hasard est revenu avec comme seuls souvenirs d'immenses ampoules aux pieds...
La déclaration du Prophète n'est pas la seule source d'agitation à Illimune.
En Khalonnie, le conflit opposant les familles Malgners et Balmers menace de dégénérer en guerre civile. Des marchands, encore couverts de bleus, ont rapporté la nouvelle jusqu'en Bélénos. Les Malgners, pour se venger de l'incendie de leur entrepôt, ont réussi à contaminer, on ne sait comment, une grande partie de la bière qu'étaient en train de brasser les Balmers. Même si la bière souillée n'est pas poison, elle a un goût si infect qu'on a été obligé de s'en débarrasser. À la vue d'une telle quantité d'alcool répandue sur le sol, l'esprit de plusieurs khalonniens s'est échauffé et il s'en est fallu de peu pour que l'altercation se termine en bain de sang. Même si le pire à pu être évité, la situation demeure explosive : d'une part, on craint que la rareté plus grande de la bière en fasse monter le prix, de l'autre, on est totalement indigné de voir un tel gaspillage de bon alcool résulter d'une querelle entre familles. Un groupe de sage a été formé pour tenter de trouver une issue à ce conflit avant qu'il entraine des conséquences plus grave encore, tant pour l'économie que pour l'abondance de l'alcool en Khalonnie.
Selon les dires de voyageurs revenant de la confédération Urdienne, le conflit opposant Dorgon aux autres villes s'envenime : suite à l'embargo contre Dorgon, l'économie du reste de la confédération se porte mal. En effet, il semble que Dorgon a décidé de saboter les ventes de ses rivales en vendant leurs spécialités à des prix dérisoires. Les autres villes refusant de vendre à perte, leur économie vire au ralenti et la haine envers Dorgon est sans cesse croissante, ce qui ne semble pas inquiéter les auteurs de ces troubles, qui continuent sans sourciller leur petit manège. Déjà, la rumeur circule que des marchands forment des alliances pour engager des mercenaires qui auront comme mission de mettre fin, par tous les moyens, à ces pratiques commerciales d'une bassesse sans borne. On parle même d'une liste de marchands de Dorgon dont la tête aurait été mise à prix par des commerçant de biens de luxe exaspérés d'apprendre que des parfums hors de prix sont désormais vendus à des prix si dérisoires que de vulgaires paysannes des pays voisins les portent alors que leurs propres épouses ne s'en mettent que rarement tant ils sont coûteux... Bref la situation est extrêmement tendue dans toute la confédération, sauf à Dorgon où nul ne semble s'être aperçu du brusque arrêt des échanges avec les autres villes...
Au bastion, la construction de la forteresse Delacroix continue à rencontrer des problèmes désormais trop importants pour qu'il s'agisse uniquement de hasards malencontreux. Les enquêteurs envoyés par Argyle, pour déterminer la cause des pépins rencontrés sur le chantier de la forteresse ne cessent de faire des découvertes troublantes. Peu de jours passent sans qu'un messager rapporte des anomalies Leur plus déconcertante trouvaille concerne le mortier : celui qui devait être utilisé pour construire la forteresse semble des plus solides mais il s'effrite sous le poids de quelques blocs de pierre à peine. Une quantité gigantesque en a été achetée et ne pourra servir qu'à des petits travaux décoratifs, sans plus. Il faudra donc racheter tout le mortier nécessaire à la construction, ce qui occasionnera une autre dépense inutile... Les émissaires envoyés pour enquêter, ont déjà rendu leur verdict : à moins d'être sous le coup d'une puissante malédiction, il y a bel et bien quelqu'un quelque part qui tente de faire échouer les travaux. Reste à trouver qui et pourquoi...
C'était aussi le retour attendu du Gladiamort, qui a eu lieu à Lackvanir après trois ans d'absence. Tout s'est bien passé et près de 70 gladiateurs se sont combattus pour le plus grand plaisir de la foule. Les deux gagnants de cette année : Ankle-Heart Lèvres de feu a remporté la ceinture et c'est encore une pourriture de gobelin, Crishink,, qui a reçu le glaive de Vaul. Vraiment, il faudra mettre fin à cette honte verte qui frappe les guerriers d'Illimune entier!
Ce grand tournoi a aussi mis en lumière des habitants d'Illimune encore peu connus : des hommes primitifs vivant aux abords des marais de Katabuy. En général, ils restent à Katabuy, mais ils se déplacent parfois, comme ce fut le cas au Gladiamort. Ils connaissent peu la civilisation et n'ont pas vraiment d'échanges avec les autres nations.
À Bélénos, la milice chargée de faire régner l'ordre est formée : elle n'est encore composée que de son chef mais c'est au moins un début. Il faut dire que la campagne de recrutement n'a pas été un succès... Sir Francisco Pridevaul est présentement installé à Hydeen, d'où il poursuivra l'enrôlement des volontaires.
Géopolitique juillet 728
Au début de l'été 728, alors que les troupes du Bastion bélénois venait tout juste de disparaître suite à l'arrivée du prophète, les groupes des différentes forces qui avaient participé à la guerre dans la forêt noire commençaient tout juste à revenir en Bélénos.
Mais on pouvait aussi dire de même des troupes d'orcs qui venaient, elles aussi, tout juste de ré-apparaître en Bélénos, sorties de nulle part.
Très rapidement, le prophète conclut une entente avec les habitants des marais, orcs, drows et autre vermine. Celui-ci les protégerait en échange de l'assurance qu'ils ne laisseraient passer aucune armée humaine ou elfe et qu'ils aideraient le prophète dans ses diverses tâches que lui seul semblait comprendre le but.
Par sa seule force, il obligea chacun à rester de son côté, les humains et les elfes hors du marais, loin de la mine de vif-argent, minerai qu'il semble vouloir protéger à tout prix.
Non loin d'Hyden, à Héodim, ville où le commandement du Bastion bélénois est installé, les dirigeants restent perplexes. Ils ne peuvent envoyer des troupes régler le problème par la force sans dégarnir d'autres régions et, par le fait même, laisser la porte ouverte aux orcs d'aller simplement s'installer. Les dirigeants du gouvernement temporaire s'en remettent donc aux petites troupes impériales, argyliennes, khalonniennes, elfiques et urdiennes pour gérer la situation au mieux de leurs capacités.
Dans le reste d'Illimune, la fermeture de la mine de vif-argent ne fait pas plaisir à tout le monde, les nains les premiers. Ceux-ci avaient l'exclusivité de la forge de ce fabuleux matériau, mais à quoi bon avoir l'exclusivité s'il n'y a rien à forger?
Dans un autre ordre d'idée, la foret noire a maintenant retrouvé le calme plat, mais est-ce vraiment une bonne chose? Un mur d'épine sépare le territoire de Naithan et celui de la cour elfique, et on commence à voir de plus en plus de cas de gens qui, s'étant aventuré dans la partie appartenant à Naithan, en ressortent l'air absent, ne se souvenant de rien, sinon d'y être entré. On dit aussi que les animaux semblent éviter cette partie de la forêt, les oiseaux préférant survoler sans s'y poser pour faire leur nid. Personne n'a revu Naithan depuis la guerre, ni même un seul membre de son armée, mais tout le monde s'accorde pour dire que ce sortilège digne de la Forêt de l'oubli est son oeuvre.
En l'empire, au même moment où le prophète s'adressait pour la deuxième fois à la population, Sainte-Valérie fit une déclaration publique, qui fut aussi vue en songe par Trenholm le Pieux en Bélénos, grâce à la magie du prophète. Voici les déclarations de Sainte-Valérie :
L'humanité, ainsi que toutes les races libres courent une terrible menace. Si rien n'est fait pour l'arrêter, bien qu'il n'y aura pas de répercussion avant quelques années, après quelques décennies, les drows fuiront les montagnes noires, chargeant, en espérant se rendre jusqu'aux Monts-Remparts. Argyle en sera brisé. Puis, après eux, arriveront les hommes-rats qui, suivant les drows, s'acharneront à piller, détruire et occuper de plus en plus de terrain. Le nombre de leurs guerriers est incroyable et il sera impossible de les arrêter. Surtout que la guerre au sud aura pour effet de dégarnir le bastion, ce qui donnera la chance aux orcs et aux géants des Steppes de l'est de passer et de mêler leurs troupes au carnage. Les pays tomberont un après l'autre. Ne subsisteront que quelques poches de résistance, la plupart soutenues par des sorts puissants, mais même eux finiront par tomber lorsque la zone de magie morte se rendra jusqu'à eux.
Car c'est de là que provient la véritable menace, c'est de cette invention d'homme que naît la pire menace qui soit. La zone de magie morte détruit la toile magique qui tient la cohérence de ce monde. Et une autre zone de magie morte existe depuis plus d'un millénaire, loin, au sud, à l'endroit où se trouvait les vieux pays. Au fil du temps, elle a grandi, grandi jusqu'à devenir plus vaste encore qu'aucun des royaumes au nord des montagnes noires. Elle ne peut plus aujourd'hui être détruite que d'une seule méthode. Pour cela, devrait être détruit le plus puissant de tous les artefacts : la Pierre de Mortis.
Elle devra être envoyée jusqu'au centre de la zone de magie morte et, si elle y reste lors d'une journée précise où les forces de la zone de magie morte sont à un niveau bien précis, la pierre sera détruite, Mortis délivré et détruit lui aussi. Son porteur sera alors imprégné de toute sa puissance et, aidé par les dieux, il pourra reconstruire la toile magique et boucher la zone de magie morte. L'humanité alors sera sauvée.
C'est du moins ce qu'on entend et ce qui est véhiculé partout maintenant. Cela, et le fait que des porteurs de la pierre devront être trouvés. Une personne qui, en touchant la pierre lorsqu'elle se trouvera à destination, appellera le démon qui y est enfoui. Ce porteur sauvera l'humanité et tous les peuples qui vivent sous le regard des dieux. Il doit s'agir d'un être fort qui connaît la magie et Sainte Valérie a dit qu'il n'est pas habitant de l'empire. Depuis lors, des centaines et des centaines de mages, de prêtres et de moines accourent vers l'empire dans l'espoir de se faire dire par la sainte qu'un d'eux est l'élu.
Pendant ce temps, dans l'empire, est créé la plus grande armée jamais conçue de mémoire d'homme. Une croisade se prépare et les véritables soldats qui désirent y prendre part semblent être beaucoup moins nombreux que les autres qui ne possèdent que la foi comme seule arme. Le pape jure qu'il en fera des guerriers valeureux avant que Sainte Valérie ne sonne le cor de départ. Il le jure, d'autant plus qu'il exhorte les chefs des autres nations d'en faire de même.
Il semblerait aussi que Vaul et Muse aient eux aussi emboîté le pas. Tous les prêtres de ces religions sont unanimes : la parole véhiculée par Sainte valérie est authentique.
Seule ombre au tableau, les elfes. S'ils reconnaissent la nécessité de faire quelque chose, il semble que la cour elfique n'enverra aucun guerrier au sud des montagnes noires. Leurs forces étant trop faibles, ils disent ne pouvoir se le permettre alors que Naithan est à leur porte. De ce dernier, nulle nouvelle, mais tous s'en attendaient : il n'aidera pas!
Parmi ces grandes nouvelles, il en est une qui a passé presque inaperçue : lors de la croisade, aucune armée ne sera assez forte si n'est créé un artefact spécial. Un artefact dont Sainte Valérie a révélé le secret de la confection, dont la première partie se déroulera à Bélénos.
En Argyle, on peut dire que, pour la première fois depuis plusieurs années, les choses sont calmes et la paix règne presque, si ce n'était des régulières attaques de petites troupes de drows. Pour commencer à regarnir son armée qui a souffert durement la guerre, le Prince a déclenché une période de recrutement intense et d'entraînement des nouvelles troupes à la grandeur du pays, chargeant chaque Voïvodat de lui fournir un nombre fixe de soldats prêts à servir à chaque année.
De plus, pour emboîter le pas au pape, le prince a commencé à faire circuler le message de Sainte-Valérie; sur une base volontaire, chaque guerrier peut rejoindre une garnison basée à Vozdth qui fera partie de la grande croisade, et, bien que l'ardeur des soldats ne soit pas aussi féroce qu'à Altembourg, la troupe Argylienne compte déjà près de 500 volontaires. La confédération Urdienne et la Khalonnie ont vite fait de répandre eux aussi la nouvelle parmi la population, mais ces deux nations préfèrent remettre le choix aux valeureux d'aller en Empire ou en Argyle pour se joindre à une des deux armées qui, de toute façon, collaboreront en bout de ligne.
Et, entre ces deux grandes nations, dans le mince lopin de terrain appeler Lavakhnir, le maire et Baron de la ville-état a annoncé une grande nouvelle. Le tournoi annuel de Gladiateur, le Gladiamort, qui n'avait pas eu lieu depuis trois ans sera relancé cette année dans sa ville pendant le mois de Juillet.
Au bastion, la forteresse Delacroix continue d'avancer, mais à chaque jour de nouveaux problèmes surviennent. Le coût de construction de la nouvelle forteresse a déjà largement dépassé les sommes prévues et on commence à soupçonner certains architectes de se graisser la patte au passage. Par exemple, pour construire des charrettes utiles à l'apprivoisement de pierres, près de 300 roues furent commandées à Argyle, mais lorsque ces roues arrivèrent, les gens eurent tôt fait de se rendre compte qu'elles étaient trop petites et trop fragiles pour transporter de la pierre. Ce genre de problème est fréquent et l'empire et Argyle commencent à penser à envoyer des gens enquêter pour voir si certaines personnes ne saboteraient pas volontairement la construction de la forteresse.
Et finalement, en Khalonnie, la production de Bière destinée à l'exportation connaît certains problèmes. En effet, une rivalité entre deux grandes familles produisant de la bière, les Malgners et Balmers, s'est conclue dans l'incendie des entrepôts de la famille Malgners. Une certaine pénurie commence à se faire sentir puisque bien qu'ils ne produisaient pas la meilleure des bières, les Malgners en produisait d'énormes quantités destinées à l'exportation.
Géopolitique 725 à 728
- Bélénos
- Les elfes et la forêt noire
- L'empire
- Argyle
- Lavakhnir
- Les Monts Remparts
- Bastion
- Khalonnie
- La guilde du kraken
- La flotte des Valeureux
- Les terres des Brumes
- Confédération Urdienne
- Shatai
Bélénos
La région du monde ayant le plus changé en 3 ans est bel et bien Bélénos.
Premièrement Argyle accepta de redonner Bélénos à son héritier, William de Francourt, fils de dame Isabella, mais à la seule condition que celui-ci devra gouverner avec le fils du grand Général Kirov d'Argyle. Dame Isabella perdit tout pouvoir politique en échange.
En attendant que les deux enfants soient en âge de gouverner, William étudiera à Argyle et le premier fils du général, à Altembourg.
Pour appuyer cette décision, au printemps 726 des troupes de plusieurs pays vinrent établir un petit fort dans la ville d'Héodim à la frontière entre Bélénos et l'Empire pour y établir un gouvernement provisoire en attendant le retour des deux futurs dirigeants.
Moins de troupes que prévu furent envoyées.
L'empire et Argyle envoyèrent chacun 300 soldats, la Khalonnie dépêcha 50 membres du clan McThobbins, la confédération Urdienne 125 hommes de différentes villes et les nains des monts remparts se chargèrent de la construction de la forteresse. Le reste des troupes promises fut stationné au centre de Bélénos pour l'extraction du vif-argent.
Ensuite, ils firent reconnaître la frontière de Bélénos et établir un semblant d'ordre partout dans la région, repoussant les petits campements orcs loin dans les terres.
Mais à la fin de l'an 727, quelque chose de bizarre se produisit et les troupes stationnées au centre de Bélénos disparurent du jour au lendemain.
Avec la disparition des troupes, toute extraction de vif-argent cessa au même moment.
Depuis ce jour, le gouvernement temporaire ne se risque pas au centre des terres, préférant faire assurer l'ordre et la loi par l'entremise de mercenaires.
Profitant de la disparition des troupes, des orcs ont ramené leurs campements vers le centre des terres, et c'en est presque le retour à zéro près du village Hydeen...
Bélénos et le Vif-Argent
Année 724 : Découverte du Vif-Argent par un Nain qui réussit à le forger durant l'automne, il en est obtenu une arme vraiment surprenante, forte comme nulle autre, plus solide que tout et surtout conférant un lien entre son détenteur et son dieu, Moradin.
Mai 725 : Lors du sommet des nations, le cas du vif argent est débattu et les dignitaires représentant tous les états de l'ancienne Illumine décident que ce métal précieux devrait être envoyé chez les nains qui s'occuperaient de le forger et redistribueraient certaines des armes forgées.
Octobre 725 : Le filon est retrouvé, son exploitation commence, mais le vif argent s'oxyde très rapidement à l'air libre et une manière doit être trouvée pour stabiliser sa constitution moléculaire, sinon, jamais il sera possible de le faire parvenir aux monts remparts pour sa forge de par les nains.
Avril 726: Aidé de forgerons, un Alchimiste de renom, Galonhak Epoouv réussit à trouver une méthode de raffiner le vif argent. Ainsi transformé, il garde ses propriétés, mais ne finit pas par se désagréger à l'air libre.
C'est à partir de ce moment que la vraie exploitation commence. Dès ce moment, des effectifs d'Argyle, de l'empire, de la confédération Urdienne ainsi que de la nation naine sont dépêchés autant pour l'extraction du minerais, son raffinage que la protection de cette unique mine hautement prisée par les groupes de brigands.
Mai 726- Juin 727 : Pendant cette année, l'exploitation ira en s'amplifiant. Tout semblait bien aller, sinon deux choses. Deux problèmes, mineurs à leurs débuts, allèrent eux aussi en grandissant, et ce à une vitesse folle.
- Le vol. Bien que de solides troupes soient postées en permanence près de la mine et qu'aucun groupe de brigand n'ose s'aventurer à des lieux des troupes, le vol de vif argent s'accrut de plus en plus. Il fut rapidement clair que ce vol provenait des membres même de la troupe cosmopolite d'exploitant. Des mesures furent mises en place pour trouer les coupables, quelques personnes furent accusées mais les vols ne s'arrêtèrent pas. Si l'on compte le pillage des caravanes contenant le vif argent qui devaient se rendre aux monts remparts, à l'hiver 726, on estimait qu'à peine le quart de la production arrivait à bon port. Les délégués de chaque nation accusaient leurs homologues et bientôt le climat devint insoutenable.
- Pendant ce temps, un peu partout en Illimune et plus loin encore des hommes et des femmes prophétisaient qu'un grand malheur arriverait si l'exploitation du vif argent continuait. Certains des prédicateurs étaient prêtres de Golgoth, d'autres aucunement dévoués à aucun dieu. Leurs voix se firent de plus en plus fortes. Tous tonnaient que l'on devait cesser de puiser dans cette ressource cachée des hommes des bêtes et des dieux.
C'est sur ce climat de plus en plus tendu que le temps passa.
Juillet 727 : Puis Juillet arriva avec sa chaleur et un homme portant un grand manteau qui lui recouvrait tout le corps et qui ne laissait entrevoir que la figure. Cet homme alla directement à Syptosis. Devant les murailles, il cria sa demande. Que tout homme de Bélénos s'écarte de son chemin, et que plus personne ne pénètre le lieu de la source universelle. Toutes personnes qui y passeraient où y resteraient après le levé de la pleine lune goûteraient aux joies du voyage dans l'éternel.
Personne ne fit attention à la menace du vieux fou, la pleine lune se leva quelques jours plus tard et la zone du centre de Bélénos situé au sud de la route Ragnarock devint dès ce moment déserte.
Plus personne n'eut de nouvelles de la mine et des garnisons. Tous ceux qui mirent le pied dans un périmètre mal déterminé disparurent sous les yeux de leurs compagnons.
Juillet 727-Novembre 727 Les disparitions continuèrent. Argyle et l'empire ne renvoyèrent pas de troupes ayant comme but précis de trouver une solution au problème, mais seulement des agents solitaires qui devaient les tenir informés de tout déroulement. La confédération Urdienne ou plutôt Cennor y laissa quelques troupes, une cinquantaine qui pour dire vrai n'avaient aucune idée de ce qu'ils devaient tenter. Les nains eux campèrent sur la route Ragnarock des jours durant, attendant.
Novembre 727 : Une piteuse troupe d'orcs traversa Bélénos en toute hâte. Ils portaient pour la plupart la marque de vilaines blessures. Ils semblaient affamés, épuisés, mais ne pouvaient s'arrêter, ils étaient poursuivis par détachement de Fils de la lumière. Dans leur fuite, ils contournèrent le village d'Hydeen et empruntèrent la route Ragnarock. Lorsqu'ils rencontrèrent le camp Nain, ils décidèrent de bifurquer et prirent le chemin menant à la mine. Leur sort semblait scellé. Les fils de la lumière ne les suivirent pas.
Quelques jours à peine plus tard, l'homme qui avait prédit la disparition des troupes, le prophète, comme il était dorénavant appelé, apparut au village d'Hydeen et pendant que le soleil déclinant donnant le relais aux étoiles, il s'adressa à la foule devant lui sans se soucier de qui pouvait bien l'entendre.
Il dit : - Dorénavant, la forêt marécageuse ainsi que les terres bordant le puit céleste, où vous avez puisé sans réserve un eau qui se tarie trop rapidement, se gardera bien de vous. Le puit est bouché, le filon préservé, vos installations sont reparties et la nature reprend ses droits.
Je me sens las de rester ici, je ne suis que le gardien de rien et pourtant. Je resterai pourtant, mais je partirai aussi. Je sais que vous ne pouvez comprendre mais vous n'avez pas à le faire, juste à vous plier à ma volonté.
Sur ce il prit une grande pause.
Si ce n'était que moi, cet endroit maudit le serait réellement mais l'heure n'y est pas. Le luthier et le porteur sont déjà nés et ce n'est qu'en cet endroit qu'ils pourront s'accomplir. Pour cela l'ordre doit être, mais pas d'une manière stricte. L'entropie doit demeurer. Alors je décrète que près de moi sera refuge. Un refuge où les plus cruelles des races seront à la fois soumisses et gardiennes. Ces dernières seront appelées de partout, Bélénos leur terre promise. Vous ne pourrez les attaquer je vous repousserai si vous le tentez. Mais elles ne pourront non plus faire masse en dehors de ce refuge. Si elles essaient, elles seront anéanties de la même manière que si elles tentent de lever la main sur moi ou de voler le vif argent que je viens en partie protéger.
En partie seulement, car je suis là aussi pour prophétiser, ce que je ferai lorsque je vous appellerai. Ce sera en Mai.
Sur ce il disparu.
Décembre 727 à Mai 727 : Certaines troupes ont essayé de s'aventurer dans ce qui est maintenant appelé le refuge. Elles ont toutes du retourner jusqu'aux limites de la zone. Les arbres, les pierres et tous les éléments ne les laissaient passer. Les plus téméraires ont perdus bien des hommes avant de finir par se soumettre à la fâcheuse réalité. Mais si les troupes ne pouvaient passer, il en allait autrement des hommes seuls ou en duo. Ces derniers passaient librement, à moins d'êtres trouvés par des orcs et des elfes noirs qui les réduisaient systématiquement en charpie.
Et ces elfes noirs, orcs, gnolls, etc. il semble qu'en ces mois, il en est arrivé de partout. Si bien que le refuge fourmille maintenant d'autant de membres de ces races maléfiques qu'aux plus belles années de la horde.
Mais à l'instar de ces dernières années, jamais n'eurent lieu d'attaques de grandes troupes. Toujours les attaques se firent par 10 individus ou moins.
Une autre anecdote notable, le 17 mars 728, toutes les troupes qui avaient disparues réapparurent dans la capitale de leur pays d'origine. Elles semblaient avoir vieilli de 10 ans, et prirent toutes quelques mois à retrouver l'esprit.
Depuis, personne ne sait ce qui se passe avec le filon de vif-argent, mais des aventuriers ont rapporté que la mine a été scellée et que les installations ont été détruites.
Les elfes et la forêt noire
Fin 724, départ de l'armée de Bélénos et plus au sud de l'armée d'Argyle. L'Empire en parallèle préparait elle aussi des troupes, celles-ci arrivèrent aux frontières de la forêt noire vers le milieu de l'hiver, mais suite au manque de contact avec la cours elfique et les deux armées déjà dans la forêt, ils décidèrent d'attendre avant de faire entrer leurs propres troupes en territoire hostile et inconnu.
S'ensuivit une grande période de silence. Jusqu'en Juin 725, pas un mot ne sortit de la forêt. Que quelques morts vivants mineurs, des zombies "égarés" arborant les tenues de militaires d'Argyle ainsi que des elfes, principalement des enfants de cette race. La stratégie des morts vivants était donc de faire croire au monde entier qu'ils avaient réussi à détruire les forces du bien.
Heureusement la réalité était toute autre.
En Juin 725, une délégation elfe sortit enfin de la forêt. Elle apprit au monde entier que les morts avaient réussis à ensorceler la majorité de la forêt, pour que tout être vivant y pénétrant ne puisse s'y retrouver. L'armée d'Argyle et celle de Bélénos avaient tourné en rond des mois durant. Mais aidés de la puissance de Sylva et de Gaea, les elfes venaient de reprendre possession des lieux, la forêt n'appartenait plus aux morts vivants. Mais la cours elfique était toujours assiégée. Les elfes n'avaient eu encore aucune nouvelle des troupes d'Argyle, mais celles de Bélénos ont eux réussi à faire quelques coups d'éclats. La grande puissance de leurs guerriers compense pour leur nombre restreint. Lors du départ du groupe elfe, il restait encore environs 200 des 500 troupes envoyées au départ.
Mais si les troupes de Bélénos avaient réussi à faire naître l'espoir parmi les elfes, cet espoir s'amincissait, et les morts vivants gagnaient du terrain, le siège de la cours elfique se faisait de plus en plus dangereux et serré.
Parallèlement à cette nouvelle, il se déroula deux événements majeurs.
Premièrement l'armée de l'union des forces des peuples libres avait pratiquement fini sa formation. Elle comptait au total : 12 250 têtes et se divisait en trois grandes sections pour chacune des grandes forces en jeu :
- L'empire avec ses 3 000 troupes dont une bonne partie des régiments d'élite du pays.
- Argyle avec 4 500 hommes.
- Des elfes au nombre de 4 000 et venant d'un peu partout pour secourir leur peuple et leur mère patrie.
Les troupes de la confédération Urdienne au nombre de 750 ne furent pas annexés à l'une de ces forces, mais escortèrent et protégèrent les guides à l'avant de l'armée. Quant aux hommes du nord qui avaient promis 1 000 guerriers, jamais ils ne répondirent aux appels qui leur étaient adressés, et l'on cessa d'envoyer lorsqu'ils demandèrent à l'un d'eux s'il connaissait la chasse à court, version brute barbare chassant un petit maigrichons loin de chez lui.
L'armée se réunit en Bélénos. Elle partit le premier Juillet 725 de la forteresse de Syptosis. Ceux qui la virent jurèrent que jamais elle ne serait détruite, et pour le peuple, l'histoire de la forêt noire venait d'être réglée.
Au même moment, comme s'il avait attendu ce moment précis, Naithan accostait à nouveau le rivage de Zjariv. Son bateau n'était pas seul, 549 accostèrent en même temps. Il s'agissait bien de la plus grande flotte qu'Illimune devait connaître dans toute son histoire, pourtant ces bateaux furent abandonnés par le souverain des elfes de la Forêt de l'oubli.
Ce dernier revenait suite à 1 500 ans d'absence, il n'avait manifesté sa présence qu'au sommet des nations où il était à l'origine de plusieurs coups d'éclats, mais rien de semblable avec ce qu'il fit alors.
L'accompagnait la totalité de sa nation, y compris : les femmes les enfants et son armée de 12 000 elfes armés et bien armurés. De la nourriture pour survivre plus d'un an et les objets personnels des familles. Le prince n'eut pas le loisir de l'initiative pour la suite des événements. Bien qu'il avait juré la mort du prince elfe s'il remettait les pieds sur le royaume, Naithan dépêcha dès l'accostage des messagers à chevaux qui se dirigèrent vers la capitale ainsi que vers les voïvodats qu'il prévoyait traverser (Zjariv, Nogojev, Jarhveid et Bratvish). Il leur fit demander un droit de passage et donner en cadeau un coffre plein d'or à chacun. Au prince, la même demande fut faite, mais au lieu d'un coffre d'or, ce fut trois qui lui furent donnés en plus d'une liste des 500 Argyliens ayant trahis leur nation au profit des elfes noirs avec certaines preuves de leur trahison.
Le prince étudia la liste deux jours avant de donner sa réponse au messager.
Pendant ce temps les troupes de Naithan avançaient déjà...
Ne voulant pas risquer une guerre inutile de plus, les voïvodes concernés laissèrent passer Naithan et ses hommes sous la promesse de paix de celui-ci. Naithan leur donna encore de l'argent et d'autres présents, si bien que son peuple fut accueilli chaleureusement par la majorité des paysans.
Les deux grandes armées avancèrent chacune lentement en direction de la cour elfique.
Août 725 : 271 survivants des premières troupes envoyées dans la forêt noire par Argyle ressortirent au sud de la forêt noire. La moitié des hommes avaient perdu l'esprit et le quart mourut les jours suivants. Il y avait au départ 4 000 hommes bien portant...
Septembre 725 : L'armée de l'union affronta pour la première fois véritablement les forces des morts vivants. Au bout d'un mois supplémentaire ils arrivèrent à libérer la cour elfique. Les pertes se comptèrent en milliers parmi les forces de l'union, mais le gigantesque armé gardait toujours près de 10 000 têtes. Il fallut encore des mois pour sécuriser l'endroit.
Les forces de l'armée de Bélénos étaient passées elle à environ 150 têtes, mais partout où ils passaient, on lisait le plus grand respect devant ces vétérans.
Les elfes de la cour elfique eux durent pleurer la mort du 2/3 de leurs membres. Jamais le peuple elfe n'aura passé si près de la destruction. Heureusement la majorité des 4000 elfes en renfort prirent comme résolution de rester dans la forêt pour aider leurs semblables durant un siècle ou deux.
Octobre 725. Alors que les troupes humaines pensaient quitter la forêt noire avant l'hiver, Naithan arriva avec ses troupes et son peuple. S'ensuivit de chaudes discussions. Les elfes de la cour elfique le haïssaient. La guerre semblait inévitable, mais les troupes humaines ne désiraient pas entrer en guerre avec une force aussi importante qui prétendait vouloir vivre en paix au sein d'un royaume qui lui revenait de droit. Surtout que les messagers informèrent aux troupes d'Argyle que la situation devenait précaire en Argyle. Les milices n'arrivaient plus à repousser les brigands et le pillage était monnaie courante un peu partout.
Une paix fut donc négociée, et la forêt noire scindée en deux. Pour 80%, la cours elfique resterait la propriété des elfes qui y habitaient depuis toujours, alors que les elfes de Naithan, les renégats comme ils se faisaient appeler, garderaient 20% du territoire de la cours elfique ainsi que tout le territoire au sud. Pour cela, ils promettaient d'exterminer tous les morts vivants qui s'y trouvaient et de ne jamais tenter d'action offensive envers quelque nation que ce soit. Ils ne devaient pas non plus jamais fouler la partie nord de la forêt. Naithan accepta, et on ne le revit plus jamais. Il n'attaqua pas, ni même ne sortit de ses frontières. En fait, toute personne qui s'aventurait sur son territoire ne trouva aucune trace d'elfe... bien que nombreux sont ceux qui souffrirent d'affreux et longs trous de mémoire.
Les troupes humaines partirent progressivement de la région et au printemps 726, les elfes prièrent les dernières troupes de bien vouloir leur accorder l'intimité nécessaire pour pleurer leurs morts.
Les troupes de Bélénos furent parmi les dernières à partir. Leur retour fut célébré le 28 mai 726, ce jour fut alors proclamé férié, et une fête devra s'y dérouler à chaque année jusqu'à ce que le dernier survivant de l'épopée ne soit plus. Ce jour porte aujourd'hui le nom du Retour des Héros.
Depuis, la forêt noire est plus calme que jamais. Un gigantesque mur d'épines la sépare d'est en ouest, et si les elfes de Naithan sont inaccessibles, ceux de la cours elfique ne sont pas très bavards non plus, pour eux ils ont subi une double défaite : ne pas avoir su se défendre seuls face à l'envahisseur, et devoir vivre voisins du pire renégat de leur race.
S'il semble qu'il ne reste plus de morts vivants en la forêt noire en 728, le chef qui a mené l'attaque ne fut toutefois pas arrêté ou tué.... Selon les dires, il se serait exilé vers les monts remparts alors que le vent tournait.
L'empire
L'empire durant ces trois ans resta à son sommet actuel.
La nouvelle route commerciale entre les monts Gentendorf et les monts remparts fut complétée, et beaucoup de nains quittèrent ainsi l'empire pour rejoindre leur patrie dont ils s'étaient depuis si longtemps séparés...
Le pape Sinessore décéda 3 mois après le sommet des nations et fut remplacé par son protégé du conseil des cardinaux, Frédérick Sord qui fut rebaptisé Filinessinore III.
La paix entre l'empire et la principauté fut enfin signée. Les frontières correctement définies et beaucoup des brigands qui se réfugiaient dans la zone tampon entre les deux frontières purent enfin être emmenés en justice, jugés et condamnés.
Peu après le début du règne du nouveau pape, Sainte-Valérie lui apparut alors qu'il priait dans la grande cathédrale d'Altembourg. (Voir l'histoire de l'empire pour plus d'informations.) Elle lui dit qu'elle venait délivrer un message important pour l'humanité. Elle demanda à être conduite devant le peuple, et en effet une foule s'étendait déjà aux portes de la cathédrale.
Son message fut bref. Elle rendit grâce à Usire et félicita ses fidèles de le servir si bien. Elle dit qu'une ère de paix arriverait bientôt, mais qu'auparavant, il faudrait subir bien des épreuves. Qu'elle serait là pour guider le peuple d'Usire, les aider devant un adversaire bien grand, qui sinon les dépasse.
Elle leur donna également une mission. Pendant le calme qui précéderait les heures sombres, tous les humains devraient se tourner vers Usire qui alors pourrait les guider de sa lumière.
Les années 725-726 et 727 furent donc nommées les années de Piétés de pèlerinages et de conversion. Les fidèles se sentaient investis d'un devoir de proclamer la gloire d'Usire tant et si bien que non pas une, mais trois grandes expéditions furent formées ayant pour but de convertir les croyants de Galléon au sud est du bastion. Sainte Valérie leur dit qu'il y résidait une nation humaine à laquelle personne n'avait encore jamais annoncé la bonne nouvelle. Usire avait bien tenté de pénétrer le coeur des gens, mais ces derniers refusaient encore et toujours de reconnaître sa lumière.
Des expéditions, seuls quelques survivants n'ayant pas réussi à se rendre revinrent de la première expédition et les deux autres ne donnent plus signe de vie depuis des mois.
En l'an 728, les églises sont bondées de fidèles et le nombre de célébrations a dû être revu à la hausse pratiquement partout.
L'effervescence religieuse atteint un niveau jamais vu en cet état déjà très religieux. Une chance, diront certains puisque cette ferveur galvanise les miliciens qui depuis quelques années sont aux prises avec de plus en plus d'attaques orcs. Ces êtres arrivant sans crier gare de grottes, cavernes, réseaux d'égout, catacombes, etc. La réalité ne peut être ignorée. Le sol de Twyden possède d'innombrables réseaux de tunnels datant d'un âge dont nul n'a de souvenirs. Un réseau de tunnels qui sert en ce moment de foyer et de forteresses à des orcs, énormément d'orcs...
Les ouies dire veulent que les nains du royaume déménagèrent davantage en raison du problème orc que de l'appel de leur roi qui souhaitait leur retour pour rebâtir son royaume.
Certains leur tinrent rancune mais la plupart comprirent. D'ailleurs, n'était-ce pas les monts gentendorf qui subirent la première et plus importante attaque en l'an 720!
Enfin, depuis l'année 727, l'Empire reconnut officiellement ce qui n'était qu'un secret de polichinelle : des troupes structurées d'hommes du nord attaquent la Khalonnie.
En 727 en effet, l'Empire y a envoyé de ses soldats qui attendirent et interceptèrent bel et bien un raid de pillage contenant non pas un seul clan, mais des membres de plusieurs clans distincts. Même si Norgaard défend toujours la thèse de bandits isolés, l'Empire n'accepte plus cette excuse et affirme qu'elle ne laissera pas son alliée se faire ravager par les barbares. Elle y a donc laissé des troupes, geste que la Khalonnie apprécierait peut-être plus s'ils se conduisaient plus en soldats qu'en évangélistes.
Argyle
Après le départ des troupes de l'armée des force libres vers Bélénos pour ensuite entrer dans la forêt noire, la nation d'Argyle se retrouva avec un certain manque de soldats. Les voïvodats avaient tous et chacun coupé dans leur milice et leur force de l'ordre pour réunir les soldats de l'armée et ils se retrouvaient avec des garnisons au tiers de leur nombre normal.
Les voïvodats eurent alors trois choix.
Le premier, qui fut le choix des voïvodes de Nogojev, Zvadzsie, Varzaleid et Vodzt fut de compter sur les forces restantes en place pour assurer l'ordre. Ces voïvodats furent les plus touchés par une hausse du nombre de brigands. Les milices ne connaissaient pas de jour de repos, et à chaque problème de réglé, ils devaient le lendemain aller en régler un autre.
Certains voïvodat Jorvine, Korviat, Farveid, Bratvish, Ghosrom et Vibrousk préférèrent enrôler par conscription des miliciens temporaires supplémentaires. Ils rappelèrent de la retraite certains anciens soldats et mirent sur pied une milice qui devrait remplacer pour le moment les soldats partis à la guerre. Ces voïvodats furent moins durement touchés par le brigandisme que les autre, bien que les milices moins bien formées ne furent pas aussi efficaces qu'avant. Par contre la population se scinda en deux, ceux qui étaient contre cette conscription, et ceux qui était heureux d'être en sécurité...
Et finalement, les voïvodats de Brodjiev, Darkavine et Karish eux décidèrent de s'endetter en engageant des mercenaires dignes de confiance pour remplacer les miliciens. Et en effet, ils eurent bien fait car aussitôt la nouvelle que les troupes d'Argyle s'amincissait dans le pays atteint les montagnes noires, les attaques des elfes noirs sur les villages la nuit s'intensifièrent au point que le sud de la province de Brodjiev devint un champ de bataille constant la nuit pendant plusieurs mois.
Dans la confusion que tout se remaniement temporaire amena, certains elfes noirs et des skavens passèrent, certains soirs sans lune, discrètement vers le territoire du bastion, se glissant subtilement vers les terres intérieures d'Illimune.
Les armées d'Argyle à chaque jour avaient de nouveaux problèmes...
Lorsque les troupes revinrent au début de l'été 726, ce fut avec un soulagement intense. Les soldats eurent quelques mois de solde pour se remettre de la guerre puis les milices furent regarnies. Et les problèmes dans la nation furent réglés.
Mais les pertes entraînées par la guerre furent dures. Dans le chaos engendré par les problèmes de brigands et le manque de force armée, il est estimé que près de 500 elfes noirs et un nombre inconnu de skavens ont peut être réussi à traverser vers les monts remparts... ou ailleurs en Illimune.
Le prince et les voïvodes se réunirent alors pour décider des meilleurs moyens de remettre la nation sur pied. Les bateaux de Naithan furent pour la plupart soit revendus ou démantelés pour récupérer le bois. L'argent et les ressources furent redistribués dans les voïvodats les plus en manque d'argent.
Après le retour des troupes, à la fin de l'été 726, le Prince se demanda ce qui était advenu de la forêt de l'oubli. Était-elle encore ensorcelée? Personne n'avait encore osé aller voire l'ancienne demeure de Naithan.
Le prince reprit donc quelques-uns des bateaux de ce dernier et envoya 200 hommes, accompagnés par des prêtres, des mages et des cartographes, dans la forêt de l'oubli pour voir ce qui était arrivé.
Les hommes revinrent 4 mois plus tard, sans perte majeure. Leur récit ne fut pas tenu secret très longtemps.
La forêt était normale, aucun oubli, aucun sortilège. Rien qu'une forêt paisible. Sauf pour une chose.
En son centre, les restes d'une énorme ville. Chaque bâtiment de pierre avait été soigneusement détruit et il ne restait que des fondations. Tout ce qui était fait de bois avait été utilisé dans la fabrication des bateaux ou encore brûlé dans un immense brasier sur la place publique.
Seuls deux bâtiments restaient debout, un face à l'autre au centre exact de la ville. Un temple de Sylva et un palais, dont les portes restèrent obstinément closes malgré les efforts de tous et chacun.
L'armée d'Argyle compte en ce moment environ 17 000 hommes qui se remettent lentement des guerres. Le prince tente de recruter de nouveaux soldats, mais le manque de jeunes hommes commence à se faire sentir. Selon les estimations, l'armée reviendra à son chiffre normal de 25 000 soldat d'ici 10 ans, soit en 738.
Lavakhnir
La petite ville de Lavakhnir, situé sur la frontière séparant la province impériale de Gehnor et les voïvodats de Korviat et Jarveid a su faire reconnaître son indépendance par les voix de la guilde du Kraken.
Aussitôt le sommet des nations fini, la ville mis à la porte les troupes impériales qui occupaient sa ville par la force de la diplomatie et engagea des mercenaires pour faire office de police et armée de manière officielle (ces forces étaient présentes de manière non officielle depuis quelques années).
En trois ans, la ville devint rapidement une plaque tournante du commerce entre l'Empire et Argyle. Mais surtout une plaque tournante du marché gris ou du marché noir. Les choses normalement illégales sont souvent en vente libre à Lavakhnir et les postes frontaliers qui surveillent les frontières d'Argyle et de l'Empire à cet endroit doivent souvent être plus que vigilants.
On dit maintenant que Lavakhnir est la deuxième Cennor, malgré sa petite taille, face à l'immense cité de la confédération Urdienne. La guilde du Kraken y occupe une bonne place du marcher. Devant cette prospérité, la population a triplé en trois ans, elle dépasse maintenant les 3 500 têtes, et la progression continue, bien que plus lentement.
Les Monts Remparts
L'année qui suivie le Sommet fut connue chez les nains comme l'année du grand retour. En effet, les nains situés à Cöbobolos-Tar-Förtor, la dernière forteresse naine située dans une zone tampon entre Argyle et les montagnes noires, abandonnèrent la forteresse qui était sous les attaques quotidiennes des elfes noirs depuis plus de 100 ans.
Près de 15 000 nains traversent en petits groupes Argyle pour rejoindre les Monts Remparts.
A l'empire, près de 5000 des 10000 nains des monts Getendorf partirent aussi vers les Monts Remparts.
Avec ces nains, le roi Borgnir Trembleterre reconquérie et regarnie les cités de Bärraff, Kürkan-A- Rükor et Kravok. À cette guerre de 3 ans, des troupes de l'Empire et d'Argyle s'associèrent en envoyant chacun des troupes. Celles-ci arrivèrent au printemps 727 alors que les forces naines commençaient à sentir un certain essoufflement et que le roi commençait à se plaindre du retard de ses alliés alors qu'il avait déjà envoyé de ses meilleurs architectes au bastion depuis près de deux ans. 1 500 soldats de l'Empire et 800 soldats d'Argyle y passèrent un an. Ces troupes devraient être rentrées en totalité dans leurs contrées respectives en Juin 728.
Mais bien que la nation des Monts remparts soit maintenant reconnue de manière Officielle dans Illimune, ils ne sont pas à la fin de leurs troubles. La grande cité de Tïmbord-do-Caltö est toujours occupée par les Morts-vivants, et les orcs rodent partout dans les montagnes et les mines.
En trois ans les nains ont à peine commencé à restructurer leur nation, mais ont déjà forgé de solides liens avec les autres pays. Ceux-ci continuent à tous les jours de tenter de repousser les occupants de leur pays, morts vivants et orcs, mais sans aide, cela pourrait leur prendre plusieurs centaines d'années.
En septembre 725, 500 nains sont débarqués au bastion pour réparer les forteresses d'Asdalan et de Korujev et commencer la construction de la troisième forteresse, la forteresse DelaCroix.
En avril 728, les réparations sur les deux anciennes forteresses furent complétés mais les travaux sur la troisième forteresse prenaient du retard. Les troupes supposées aider à l'édification étaient en plus petit nombre que prévu et les fonds n'étaient pas aussi hauts que prévu...
Une route entre Kravok et les monts Gentendorf en l'empire fut aussi construite. Cette route sert de voie commerciale et devait servir aussi à l'approvisionnement en Vif Argent, mais en 727, alors que l'extraction allait commencer, les nouvelles des mines de Bélénos cessèrent abruptement.
Bastion
Dans les temps annoncés, un an jour pour jour après le sommet des nations, les troupes de l'empire revinrent au bastion, une force de 3 000 Fils de la lumière qui regarnirent la fière forteresse d'Asdalan.
De leur coté, Argyle envoya près de 2500 nouveaux soldats pour relever ceux qui étaient présents au bastion depuis près de 4 ans sans relâche.
La troisième et nouvelle forteresse, la forteresse DelaCroix, tarde toujours à être complétée mais déjà des troupes de la confédération Urdienne l'occupent. Par contre, face à des problèmes que le baron Auguste DelaCroix n'avait pas envisagé lors de la signature des accords, moins de troupes que ce qui avait été promis furent envoyées. Des 500 cavaliers lourds, tous entraînés à Argyle, 300 furent stationnés au bastion.
50 fusiliers et 350 archers faisant partie des troupes de mercenaires des Faucons et 500 soldats de la troupe de mercenaires « les Merles » furent aussi envoyés. Donc au Total, 1 200 hommes provenant tous de Lausargne.
La confédération Urdienne s'excusa de ne pouvoir respecter les chiffres promis, qui étaient près du double des forces présentes en ce moment. Pour toutes raisons à ce fâcheux problème, on révéla que les mercenaires du baron refusaient d'aller au bastion sans avoir de relève en vue, ne voulant pas passer le reste de leurs jours là-bas. Le baron lui-même promit de former plus de troupes pour remédier au problème dans les années à venir et demanda au reste de la confédération des compensations monétaires pour avoir fourni la majorité des troupes promises au bastion. Selon les promesses du baron, le nombre de troupes promis devrait être présent d'ici l'an 732.
A cette demande, le reste des villes répondit qu'il avait été le seul à signer ces traités, mais qu'elles feraient leur possible pour aider à sortir de cette fâcheuse situation.
De plus, au Bastion on ne vit jamais le grand rassemblement de troupes promis par Daggoth en lettre au prince d'Argyle. Selon les rumeurs, cette lettre promettait la plus grande armée de barbares des steppes jamais vue, si la pierre de Mortis ne lui était pas remise. Peu crurent à ces rumeurs de lettre lorsque jamais cette grande armée ne montra le bout de son nez, et seuls les incessantes attaques de petites tribus continuèrent à ponctuer les jours des soldats du bastion.
Dirigeants de toutes les nations,
Moi, Daggoth Xens, Prince du Culte d'Azaroth en Mor'Kar, chef de guerre des Steppes de l'Est, et Seigneur de la horde qui pille librement et impunément les terres de Bélénos depuis plus de trois ans déjà.
Je vous le dis et je ne vous le dirai qu'une fois, donnez-moi la Pierre de Mortis.
Votre état d'affaiblissement, la situation de vos armées en tout Illimune, l'état des troupes au bastion, tout ceci fait en sorte que vous n'empêcherez pas mon armée d'entrer en Illimune.
Je réunirai sous une même bannière toutes les peuplades des Steppes, du plus grand des barbares au plus féroce des orcs; dirigés par les plus puissants cultistes de Mor'Kar.
Vous ne pourrez nous tenir tête et nous déferlerons à travers Illimune, le Chaos règnera peu importe vos tentatives, vous ne pouvez mener de guerre sur trois fronts.
Vous êtes damnés, donnez-moi la Pierre ou les murs de Korujev et d'Asdalan ne résisteront pas plus d'une lune devant ma force.
Donnez-moi la Pierre sinon la croisade d'Azaroth sera la dernière de tout Illimune, la croisade finale.
Donnez-moi la Pierre, peu importe le titre factice que vous arborez, pape, prince, roi, seule la pierre pourra vous empêcher de subir les quarante milles guerriers scandant mon nom de venir piétiner vos chimères que vous appelez nations.
Daggoth Xens
La seule « armée » qui se présenta n'en fut pas vraiment une, mais pendant 3 mois au début de l'an 727, un flot constant d'orcs arriva en petites tribus. Au début, on crut à des éclaireurs qui venaient sonder le terrain pour l'armée, et les premiers groupes d'orcs se firent rapidement tuer de peur qu'ils ne communiquent les renseignements à d'autres personnes. Mais les semaine avançaient et toujours plus d'orcs arrivaient sans que jamais une véritable armée n'arrive, mais bientôt, les groupes de dix orcs devinrent des groupes de cent orcs, puis de deux cents, et bientôt ce fut réellement de petites armées qui se présentaient aux portes du bastion pour tenter de forcer le passage.
Chacune de ces troupes avait par contre une caractéristique semblable, ils ne semblaient pas unis. Ils ne partageaient pas de bannières et tous semblaient plutôt évoluer individuellement vers un but commun plutôt que suivre un chef de guerre. Les attaques étaient souvent tellement désorganisées qu'elles étaient plus dures à repousser, les orcs arrivant de tous côtés, tentant de passer en Illimune, sans trop se soucier des forteresses. Ce fut ce dernier détail qui troubla les généraux du bastion, ils ne cherchaient pas à abattre les forteresses mais simplement à passer...
Un prisonnier orc fut pris et mis sous la torture, la seule chose qu'il put dire fut qu'à l'est un Génocide avait lieu et que les orcs fuyaient pour leur vie, parce que les steppes ne voulaient plus d'eux.
Une semaine plus tard, un véritable raz de marée vert s'abattit sur le bastion, les derniers en fuite formaient une armée de près de 10 000 têtes. Ceux-ci foncèrent droit sur la forteresse en construction, jugeant leur chance de passer plus grande en passant à côté de celle-ci, avant que les deux autres forteresses n'envoient des renforts.
Mais alors que les généraux paniquaient, et que l'armée approchait, ils virent que plus de la moitié des orcs étaient des enfants et des femmes.
Le manque de leadership chez les orcs fut leur perte à cette bataille, mais encore une fois beaucoup d'orcs réussirent à franchir le bastion dans la confusion de la bataille, les guerriers s'étant sacrifiés bien souvent pour permettre aux femmes et aux enfants orcs de se sauver.
Khalonnie
En 727, on vit apparaître sur les côtes nord de la Khalonnie des troupes de soldats n'appartenant à aucune armée connue.
Les gens des terres des brumes ne pillèrent pas autant la Khalonnie qu'a leur habitude, dû à ces troupes.
Quelques mois après leurs quelques pillages des villages côtiers, l'empire demanda des explications face aux agissements des Terres des brumes, ce à quoi les émissaires des terres répondirent qu'il s'agissait de petites tribus qui ne suivaient pas les consignes du conseil de Noorgard, qui eux prônent la paix avec les autres peuples et que des mesures seraient prises pour mettre ces petites tribus à l'ordre à l'avenir.
Toujours est-il que la Khalonnie a réussi pour la première fois en plusieurs dizaines d'années à ne pas se faire entièrement voler ses ressources dans les raids d'hommes du nord.
La guilde du kraken
De manière internationale, la guilde du kraken connut en 3 ans une croissance très forte.
Les multiples traités signés avec plusieurs nations leur donnant des exemptions de taxes partout en Illimune furent en grande partie la cause de ce succès.
De plus, depuis 726 un membre de la guilde du kraken siège maintenant au concile de Cennor auprès des autres plus grandes guildes de la ville, ce qui est là la vraie preuve du succès de la guilde.
Par contre, en 727 la guilde déchira tous les accords avec les terres des brumes. Aucune explication ne fut publiquement donnée, mais les rumeurs disent que les bateaux que les hommes du nord leur avaient vendus n'étaient que de vieux drakkars pourris qui flottaient avec peine et misère.
La flotte des Valeureux
La plus grande compagnie navale d'Illimune restera jusqu'au moment présent au sommet de la montagne des guildes navales. La guilde continue de s'occuper de près de 60% de toutes les cargaisons transportées en mer dans tout Illimune et possède les bateaux les plus modernes.
Par contre eux aussi semblent avoir eu un froid diplomatique dernièrement avec les Terres des Brumes. Il semblerait que eux aussi aient acheté du bois pour réparer leurs bateaux, mais les marchandises reçues étaient constituées dans beaucoup de cas de bois pourri...
Et finalement, la flotte assure maintenant un service de traversier permanent entre Lausargne et Blivek, quatre bateaux font en permanence l'aller-retour entre les deux villes, et le trajet prend en moyenne une semaine, tout dépendamment des vents et du temps en mer.
La flotte profita aussi des bateaux que Naithan abandonna sur les rivages d'Argyle et en racheta 25 à un prix très modique à Argyle. Ces bateaux, bien que construits par des novices, seraient toujours mieux que les rafiots achetés aux Terres des brumes.
Les terres des Brumes
La seule chose que l'on peut dire des terres des brumes, après le sommet des nations et pour les 3 ans qui ont suivi est qu'elle n'ont pas vraiment changée.
La presque quasi totalité des quelques traités signés ne furent pas respectés ou encore les terres des brumes remplirent très mal leur part de contrat.
On ne vit jamais le moindre hommes du nord dans la forêt noire, bien que ceux-ci se défendent hardiment d'avoir envoyé des troupes au combat, mais que celles-ci avaient rencontré des morts-vivants qui tentaient d'infiltrer les terres des brumes et que ces troupes avait passé leur temps à combattre au nord de la forêt.
Sinon, les hommes du nord restent toujours aussi méfiants des étrangers et préfèrent ne pas se mêler aux problèmes d'Illimune.
Confédération Urdienne
Durant les 3 dernières années, la confédération a connu des hauts et des bas.
Premièrement, la ville de Lausargne a quelque peu raté son pari économique. Le baron Auguste Delacroix a en effet eu quelques misères à respecter toutes ses ententes militaires, bien que celui-ci continue d'affirmer que dans quelques années, tout va revenir à l'ordre, mais qu'il ne peut immédiatement respecter toutes les ententes par faute de manque de source monétaire.
La confédération dut aussi investir plus que prévu dans des bateaux achetés aux terres des brumes puisque ceux-ci n'étaient pas tous en état de servir à assurer une défense côtière dans la confédération. Malgré tout, au prix de centaines de couronnes supplémentaires, en fin de l'an 727 la confédération pu mettre à la mer 25 bateaux de garde supplémentaires le long de ses côtes.
La ville de Shaggot a créé une ambassade pour toutes nations d'Illimune, où des ambassadeurs devaient y venir pour tenter d'y régler les conflits politiques de manière plus efficace. L'empire, Argyle, la Khalonnie envoyèrent des ambassadeurs mais les terres des brumes n'envoyèrent qu'une lettre excusant leur absence, mais qu'aucun représentant du conseil de tribus n'était disposé à se rendre à Shaggot.
Cette ambassade est souvent considérée comme une façade qui sert plus à calmer les esprits et se donner bonne figure plutôt que de régler réellement les problèmes diplomatiques.
En 726, toutes les autres villes de la confédération Urdienne commencèrent un embargo commercial contre la ville état de Dorgon, pour forcer le maître de cette ville à relâcher le bateau de nation étrangère gardé dans les ports de la ville. Ce bateau faisant partie de l'étrange flotte de bateaux flottants attaquant les côtes en représailles face à l'enlèvement d'un de leur équipage et d'un de leur étrange bateau. Malgré cela, les étrangers continuèrent d'harasser les pêcheurs et de pilonner les côtes avec leur artillerie.
Le traversier entre Blivek et Lausargne passa par 3 fois très près de couler.
Malgré cela, Dorgon garda le silence, et accepta son sort et garda le bateau en son port, bien attaché.
En 727 il fut décidé par le reste des villes que Dorgon ne serait plus considéré comme partie intégrante de la confédération Urdienne.
En février 728, un beau matin les attaques cessèrent subitement, le bateau n'étant plus au quai de Dorgon. L'embargo fut levé, mais les autres villes délibèrent encore à savoir si Dorgon devrait réintégrer la confédération.
Shatai
Au printemps 727, une expédition vers le Shatai quitta Argyle. Composée de membres de la guilde du kraken, d'aventuriers et de caravaniers croyant pouvoir faire fortune en ramenant des produits de l'orient.
L'expédition se composait de 200 marchands et caravaniers, 300 mercenaires et 50 aventuriers en manque de sensations. L'expédition était dirigée par Katsuï Takashima, le représentant de Shataï ayant siégé au sommet des nations. Celui-ci n'était pas retourné à Shatai depuis près de 8 ans. Depuis le départ de l'expédition, on est sans aucune nouvelle malgré le système de pigeon voyageur qui devait être utilisé.
L'opinion générale est que les pauvres bougres ont dû mourir dans une attaque des barbares des steppes...
En mars 728, 5 mercenaires ayant fait partie de l'expédition se firent capturer en tentant de se glisser dans le bastion. Ceux-ci étaient affamés et avaient peur de rester trop longtemps au bastion pour des raisons inconnues. Ils racontèrent que la caravane lorsqu'ils l'ont quittée il y a 3 mois, était coincée dans une grotte pour se protéger des attaques incessantes des barbares.
Ces 5 personnes faisaient partie d'un petit groupe de 25 qui décidèrent de partir pour tenter de regagner Illimune, et seulement par chance dirent-ils que 5 d'entre eux réussirent à revenir.
Selon eux, tout le monde doit être mort depuis longtemps.