Règlements
Le monde d'Isotope Blues
Le monde connu est séparé en quatre : le désert du Sud, les îles de l'Ouest, les terres désolées de l'Est et la forêt du Nord. Chacune de ces régions fut affectée différemment mais il semble y avoir seule constante de par le monde : d'un jour à l'autre, les distances ne sont jamais les mêmes… Un périple de 3 jours entre 2 campements pourrait prendre plus d'une semaine au retour.
Le désert est bordé de hautes montagnes qui l'empêchent de s'étendre au Nord et on sait au moins une chose, personne n'a pu survivre au cataclysme et nul ne peut y vivre aujourd'hui. Sous un mélange de sable et de cendres se trouve le centre de l'Ancien Monde.
L'océan s'étendant vers l'Ouest compte un certain nombre d'îles qui, dit-on, varie au fil des années… Le climat intense créé par le cataclysme nucléaire semble vouloir y durer éternellement, créant d'immenses tornades qui emportent avec elles de nombreux débris de l'Ancien Monde, soutirés des régions maintenant inondées. Certains parlent d'un pays situé de l'autre côté de l'océan, qui aurait été à la source du conflit ayant détruit le monde, mais à part de vieilles carte illisibles, rien ne semble indiquer que ce continent aie pu survivre au cataclysme.
À l'Est, personne ne sait ce qui s'y trame, mais si on va au sommet des montagnes qui bordent ces terres désolées, le soir, on peut voir au loin la lueur d'explosions atomiques. Certains disent que là-bas la guerre n'est simplement pas finie, que des hommes et des machines s'affrontent encore en suivant les ordres de leaders cachés depuis l'apocalypse dans des bunker tellement profonds sous les montagnes qu'ils ne sentent même plus la terre vibrer quand leurs bombes explosent. Et parfois, on peut voir d'étranges nuages parcourir cette étendue radioactive; quiconque est sous l'un de ces nuages, lorsqu'il pleut, peut s'attendre à être victime du pire.
Puis il y a le luxuriant pays du Nord. Pays étant un bien grand mot pour une étendue verte sans frontière, ville ou loi. Par ici, les radiations on eut l'effet contraire au désert; la forêt et parfois même les jungles poussent plus vite qu'auparavant, au point de détruire peu à peu les vieilles routes. À certains endroits, la forêt s'étouffe elle-même jusqu'à ce que les arbres meurent et qu'il ne reste que des plaines de mousse verte. Bref, la nature y est détraquée. On y retrouve aussi des microclimats spontanés, impossible d'avoir la moindre idée du climat à venir, tout est déréglé... Mais c'est ici que se rassemblent la majorité des survivants, tentant tant bien que mal de résister à un monde sauvage, déterminé à les voir disparaître.
Partout, les ruines des grandes villes ne sont plus habitables, trop de morts-qui-marchent les habitent et dévorent tout ce qui est vivant pendant la nuit. Il y a bien de nouveaux petits villages qui se fondent, mais ceux-ci sont souvent xénophobes et défendent jalousement le peu de ressources qui leur permettent de survivre. Il y a aussi des tribus qui sont revenues à un mode de vie plus primitif, dû à un manque de connaissances ou de membres assez vieux pour transmettre le savoir des ancêtres... Plus que tout, les gens cherchent désespérément un endroit où s'établir et vivre, là où il y aurait des ressources pour tous. Certains arpentent les routes à la recherche de toujours plus d'essence, d'autres cherchent un lopin de terre encore fertile pour y cultiver quoi que ce soit. Chacun survit à sa manière.
Mais les fantômes du passé vont toujours hanter le monde, que ce soient les mort-qui-marchent, les radiations, la lueur des bombes vue du haut des montagnes qui bordent les terres de l'Est ; ou encore les gens qui tentent de rebâtir d'anciennes technologies et ceux qui sortent parfois de leur bunker, ayant hiberné tout ce temps en espérant voir la guerre se terminer. Malgré ces vestiges, nous sommes forcés de constater que l'homme n'a plus sa place dans cet univers malsain.
Où en sommes-nous maintenant ?
Il y a de cela 3 ans, ce que plusieurs craignaient ou racontaient autour d'un feu comme l'annonce d'une mort certaine, arriva : le Grand Froid.
Un jour, on vit une masse sombre passer au dessus des montagnes de l'Est. Un nuage radioactif lourd de cendres et de vapeurs toxiques flotta au dessus des terres d'aussi loin que l'on puisse voir. Les pluies gorgées de produits chimiques s'enchaînèrent, gonflant les rivières en torrents, provoquant de désastreuses inondations. L'eau potable devint vite une denrée rare, et plusieurs furent contraints à cette eau impure. Les cas de mutations se multiplièrent.
Bien que tous priaient corps et âme le départ de cette masse noire au dessus de leur tête, celle-ci ne semblait pas se résorber. La lumière du soleil étant cachée par ce nuage, en quelques jours la température chuta. Les pluies acides firent place à une quantité astronomique de neige et de grêle. Les groupuscules de réfugiés mal organisés eurent tôt fait de succomber au froid soudain. Ce qui s'annonçait comme le début d'une civilisation nouvelle fut bientôt enfouit sous plusieurs mètres de neige.
Si la vie devint des plus acre, la nourriture pratiquement introuvable et le froid aride, le Grand Froid apporta tout de même une mince consolation : les morts-qui-marchent gisaient tous gelés. Il devint donc possible à certains groupes de survivants de fouiller les décombres de certaines villes sans craindre la menace des morts.
Au cours des derniers mois, le nuage devenu habituel commença à s'atténuer et à laisser passer les premiers rayons de soleil disparus depuis 2 ans. La neige se mit à fondre, donnant lieu à un printemps morbide, dévoilant une nature morte et des sols jonchés de cadavres. Les survivants émergèrent de leurs abris avec un espoir nouveau.
Toutefois, si le dégel devait rendre la vie plus facile, tous furent peinés de voir que les morts, eux aussi, se relevèrent...
La crue des eaux s'intensifia et les glissements de terrain dévoilèrent les restes de villes ou de bunkers enfouis. Évidemment, la possibilité d'y trouver des ressources attira son lot de survivants et de maraudeurs. Les quelques organisations de réfugiés encore en vie se lancèrent à la recherche de ces ressources enfin à découvert. Les querelles de pillages et le commerce de pièces mécaniques et de vivres reprirent bon train. Le chaos et les guérillas au nom du plus fort reprirent également leur place dans ce monde trouble.
Si le monde entier avait changé, l'homme quant à lui, a repris ses vieilles habitudes... Deux ans après ce Grand Froid, le climat d'incertitude et de désespoir est bel et bien de retour.
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